Notre engagement
   

Qui a déjà rencontré le Président du Conseil de surveillance et fondateur d’un certain groupe français leader mondial dans son domaine, l’a écouté raconter, entouré des membres de son Directoire dont la majorité ne font pas partie des actionnaires familiaux et des personnalités reconnues pour leurs compétences du Conseil de surveillance, les débuts de l’entreprise, vanter son attachement à son indépendance financière et s’étonner qu’on puisse lui demander de placer son importante trésorerie autrement que sans risque en attendant de lui trouver un emploi industriel (ce qui a été fait depuis) sait pourquoi nous avons pris le parti de réhabiliter les dirigeants-actionnaires, c’est-à-dire les entrepreneurs -fussent-ils majoritaires- dont le rôle dans la création de richesse est essentiel.

En effet, les actionnaires et dirigeants familiaux ont à notre sens injustement pâti de l’image que les professionnels de la finance -qui n’ont pour la plupart d’entre eux jamais géré autre chose que des fonds…- ont réussi à donner des dirigeants dans leur ensemble à leurs clients épargnants en affirmant que, si les performances de leurs placements n’étaient pas à la hauteur de leurs espérances, ce n’était pas de leur faute mais de la leur car ils n’en tiraient pas la rentabilité que l’on était en droit d’en attendre.

Ainsi, les actionnaires et dirigeants familiaux qui n’avaient pas été assez transparents et ne disposaient pas d’un historique de performances suffisamment probant n’ont pu résister à ce mouvement et se sont vu imposer, au même titre que les autres dirigeants, des règles de gouvernance aussi contraignantes qu’inutiles (1) et, surtout, des objectifs de rentabilité à court terme irréalistes qui, basés essentiellement sur une gestion des coûts à la portée de n’importe quel étudiant de troisième année d’études supérieures, mettent finalement en péril la croissance à venir de leurs entreprises.

Parmi les actionnaires individuels, nous entendons faire porter nos efforts sur les actionnaires en direct de sociétés cotées que l’on appelle traditionnellement les « petits porteurs » (2) auxquels nous souhaitons apporter une information de qualité au travers notamment de commentaires ciblés sur l’activité des sociétés et d’interviews exclusives de dirigeants d’entreprises afin qu’ils ne soient plus, comme les qualifient en souriant les professionnels de la finance, ceux qui « vendent au plus bas et achètent au plus haut » !

Car, s’il ne fait guère de doute que la gestion des entreprises par les coûts a pu laisser croire à certains que les cycles boursiers, voire économiques, allaient disparaître, nous pensons qu’il n’en est rien et que nous continuerons à traverser des périodes d’incompréhension réciproque au cours desquelles les dirigeants familiaux se demandent pourquoi leur entreprise vaut si peu cher alors que son futur semble n’avoir jamais été aussi favorable (ce qui les amène logiquement à accroître leur participation en achetant des actions) tandis que les petits porteurs, lassés par plusieurs années consécutives de baisse des cours des actions ne voient pas pourquoi ils en achèteraient de nouveau et finissent, en définitive, par toutes les vendre.

Pour éviter ce piège, l’Aidea entend favoriser l’émergence d’un actionnariat à long terme de la part de petits porteurs bien informés et impliqués sans ingérence dans la vie des entreprises dont ils sont actionnaires par une participation active et constructive aux assemblées générales. Pour ce faire, nous offrirons la possibilité à ceux qui ne peuvent pas s’y rendre, de s’y faire représenter par un membre de l’Aidea et nous publierons, aussi souvent que possible, des comptes-rendus détaillés des assemblées auxquelles nous aurons participé.

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(1) Nous ne sommes évidemment pas opposés à la généralisation de bonnes pratiques en matière de gouvernance d’entreprise mais qui peut croire par exemple qu’un membre du Conseil de surveillance d’une entreprise détenue majoritairement par le Président du Directoire peut être qualifié d’indépendant dans la mesure où il ne peut être nommé sans l’assentiment de celui-là même qu’il doit contrôler ?
(2) Nous aurions pu aborder ici le cas des actionnaires indirects que sont les porteurs de parts de F.C.P. et les actionnaires de S.I.CA.V. qui ont le plus souffert de la toute puissance du secteur financier mais nous avons préféré les considérer avant tout comme des épargnants et traiter leurs problèmes sous cet angle-là dans les pages du site qui leur sont réservées.

Publié le 26/10/2008 Fermer
 
   Sogeclair S.A.
    Entretien avec Philippe Robardey, Président-Directeur général

Nous avons le plaisir de poursuivre notre série d’entretiens avec Philippe Robardey, Président-Directeur général de Sogeclair S.A. dont il est de surcroît le principal actionnaire avec 35,29 % du capital et 42,45 % des droits de vote au 31 décembre 2008, la famille Robardey dans son ensemble contrôlant à cette date 67,26 % du capital et 80,23 % des droits de vote.

En effet, Sogeclair est non seulement un acteur de référence en Europe pour ce qui concerne les projets d’envergure d’étude et de co-développement pour de grands comptes industriels dans l’aéronautique notamment (ces activités, regroupées au sein du pôle Ingénierie & Conseil représentent 83 % du chiffre d’affaires) mais aussi un acteur mondial significatif du secteur de la simulation dans des domaines aussi variés que la défense, le ferroviaire, l’aérien ou l’automobile (ces activités, regroupées au sein du pôle Simulation représentent les 17 % restants du chiffre d’affaires).

Et Philippe Robardey fait partie de ces dirigeants-actionnaires qui ont consacré une bonne partie de leur vie au développement du groupe qu’ils ont créé et qui ont, de surcroît, une vision experte de l’avenir des secteurs sur lesquels leur société intervient comme l’a montré il y a quelques années le virage vers les contrats au forfait qu’il a fait prendre à Sogeclair dans le secteur de l’aéronautique notamment, au prix d’une formation voire d’une requalification des équipes impliquées dans ce type de prestations que la société maîtrise aujourd’hui mieux que la plupart de ses concurrents.

Publié le 20/05/2009 Lire la suite 
 
   Orco Property Group S.A.
    Une communication pour le moins surprenante

Dans un communiqué intitulé « Pas de problème de solvabilité pour Orco Property Group » publié le 18 septembre 2008, le Groupe indiquait notamment que, « confronté à la chute du prix de l’action, (il réitérait) ne pas devoir recourir aux marchés financiers pour se financer ».

Et, pour faire bonne mesure, le communiqué précisait qu’Arnaud Bricout, Vice-Président, avait déclaré : « Nos actionnaires historiques n’ont vendu aucune de leurs actions et nous croyons que cette chute du cours est essentiellement due à l’intensification de la vente à découvert. Le prochain remboursement d’emprunts obligataires aura lieu dans 26 mois, en novembre 2010 ».

Or on sait maintenant, grâce aux déclarations disponibles sur le site de l’Autorité des Marchés Financiers, qu’à la date du communiqué la société Ott & Cie S.A., qui était pourtant un des principaux actionnaires du Groupe jusqu’alors, avait d’ores et déjà vendu environ 350 000 actions, soit plus de 3 % du capital, et que sa participation était passée sous le seuil de 10 % du capital (sachant que la société a par ailleurs vendu pour la seule journée du 18 septembre un total de 303 500 actions supplémentaires…).

Publié le 13/12/2008 Lire la suite 
 
   Actia Group S.A.
    Entretien avec Louis Pech, Président du Conseil de surveillance

Nous sommes heureux d’inaugurer notre série d’entretiens avec Louis Pech, Président du Conseil de surveillance d’Actia Group S.A. qu’il a fondé il y a tout juste vingt-deux ans avec quelques personnes morales et physiques dont Pierre Calmels, actuel Vice-Président du Conseil de surveillance.

En effet, Louis Pech fait partie de ces dirigeants-actionnaires qui ont consacré une part importante de leur vie au développement du groupe qu’ils ont créé et qui n’ont pas hésité, malgré la crise que nous traversons depuis plusieurs mois, à accroître leur participation par des achats d’actions sur le marché.

En outre, avec plus de 250 millions d’euros de chiffres d’affaires, autour de 2 400 salariés et près de 15 % de son chiffre d’affaires consacrés à la recherche, Actia Group S.A. fait partie de ces P.M.E. françaises de haute technologie leaders sur la plupart de leurs marchés, y compris à l’étranger et qui, de surcroît, conservent une base forte en France puisque plus de 40 % des effectifs sont encore situés sur le territoire national.

Enfin, Actia Group S.A. étant souvent assimilée à une valeur du secteur automobile, à cause du poids de sa division Automotive, il est évidemment intéressant d’avoir le sentiment de Louis Pech sur l’environnement économique dans lequel évolue le Groupe en cette fin d’année et ses perspectives pour 2009.

Publié le 10/12/2008 Lire la suite 
 
 
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Publié le 03/11/2008
À lire
La Pérennité des Entreprises
L'expérience des entreprises centenaires au service de celles qui veulent le devenir
Arie de Geus - Laurent du Mesnil Éditeur

L'auteur développe dans ce livre une théorie originale qui repose sur le principe que l'entreprise est un organisme vivant dont les décisions d'action résultent d'un processus d'apprentissage. Ainsi, « l’entreprise qui apprend et qui s’adapte à son environnement augmente son espérance de vie ».
Publié le 05/11/2008         Lire la suite